Rencontre avec Christophe Houllier et Jérôme Duhamel, de l’entreprise GamePulp

Créé en 2007, GamePulp est un studio de jeu vidéo et Serious Game basé à Cholet. Membre d’Atlangames, GamePulp est également un des membres fondateurs de l’association. Christophe Houllier, co-fondateur de l’entreprise, et Jérôme Duhamel, Directeur Commecial ont accepté de ce prêter au jeu du portrait de ce mois-ci.

Présentation du studio :

Gamepulp développe des jeux vidéo, en particulier sur tablettes, smartphones, navigateur
web et PC/MAC. Parmi les titres développés par Gamepulp, des productions récentes telles que « Prohibition 1930 » ou encore « Ghoul » ont été particulièrement remarquées.
Reconnu dans le développement de jeux vidéo, Gamepulp a étendu ses activités au développement de jeux publicitaires et de Serious Game mettant en avant des marques, pour des sociétés telles que SFR, Michelin, ERDF, l’ADEME, etc.

Quelles sont les actualités du studio et les projets en cours ?

Gamepulp a récemment développé un jeu vidéo intitulé « Ghoul » pour un opérateur téléphonique, intégrant pas moins de 128 niveaux de jeux et un mode « labyrinthe » quasiment illimité. Le jeu est téléchargeable gratuitement sur l’Appstore et Google Play. Ce jeu est basé sur un concept qui avait été récompensé lors des Inwi Days.

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Les actualités seront prochainement riches avec d’une part la sortie à venir de « Yeti Fun Run » édité par l’éditeur français « Anuman » et d’autre part la sortie d’un projet très prometteur encore confidentiel.
De façon générale, Gamepulp est un acteur connu et reconnu sur le marché et peu du grand public, car Gamepulp communique généralement peu, alors même que certaines de nos réalisations bénéficient d’une forte visibilité. L’actualité de Gamepulp est aussi très riche sur le développement d’applications ludiques répondant aux besoins marketing et formation de grandes entreprises.

En quelques points, quelle est la stratégie de développement de GamePulp ?

Trois grands axes sont intégrés à la stratégie de Gamepulp :
– Gamepulp développe d’une part des jeux de plus en plus ambitieux (à l’image de Ghoul disposant de 128 niveaux dès son lancement)
– Notre savoir-faire intéresse de plus en plus de grosses entreprises qui désirent offrir à leurs salariés ou leurs clients des applications (SFR, Michelin, ERDF, ADEME, etc.)
– Nous nous intéressons de longue date aux nouveaux usages, citons la réalité Augmentée, la réalité virtuelle, les objets connectés, etc. Nous conseillons de nombreuses entreprises sur ces domaines, et nous avons aussi des projets internes dans les cartons.

D’après toi, quels sont les facteurs clés de succès d’un jeu ?

Le principal facteur clef de succès est le plaisir de jeu. Soit les joueurs s’amusent, soit ils s’ennuient. La production d’un jeu vidéo est certes une question de maitrise technique pointue qu’il est indispensable de maitriser, mais sans plaisir de jeu, le produit le plus beau, le plus complet, le plus pointu techniquement ne sera jamais un hit.
Le second facteur clef de succès est sans conteste la visibilité offerte au jeu, car vous pouvez produire le meilleur jeu au monde, si personne n’a l’occasion d’en entendre parler, jamais personne n’y jouera.

Quels seraient tes 5 conseils à un créateur de JV ?

– Avoir les pieds sur terre concernant le financement : il convient avant de se lancer de savoir comment son jeu va être financé, d’être sûr que son financement va être bouclé, et ne jamais tout miser sur le fait que vous allez produire un hit. Que vous produisiez un jeu vidéo, un film ou un morceau musical, jamais vous ne pouvez être certain de produire un hit, par contre vos dépenses de production seront forcément présentes.
– Etre passionné et investi dans son projet : créer un jeu vidéo, c’est créer un nouveau produit, et si vous ne vous investissez pas à 200%, si vous avez des doutes sur votre propre projet, personne n’y croira à votre place.
– Savoir ce que vous voulez faire de votre futur jeu, et en particulier si vous voulez le commercialiser ou non, et dans ce cas de bien réfléchir au futur modèle économique. Les notions de ‘Free to play », de « coûts d’acquisition de joueur » ou encore d’ARPU (Average Revenue Per User), etc … doivent vous être familières.
– Assurez-vous de disposer d’une équipe compétente et avec qui vous vous entendez. Produire un jeu vidéo nécessite de maitriser des domaines différents mais complémentaires (programmation, infographie, gamedesign, etc.). Vous ne pourrez maitriser seul tous les aspects d’une production de jeu vidéo.
– Rapprochez-vous d’Atlangames si vous avez la chance d’être implanté dans l’ouest, on apprend beaucoup à discuter avant de se lancer tête baissée !
Contacts : Christophe Houllier / Jérôme Duhamel